Unité : Les compagnons et les quatre califes
Le premier homme adulte à croire, son surnom « aṣ-Ṣiddîq », la grotte de Thawr et le verset 9:40, sa générosité et l'affranchissement de Bilâl, ses bonnes actions d'une seule journée, sa fermeté au décès du Prophète ﷺ et son califat.
Qui était Abou Bakr ? Son nom est 'Abd Allâh ibn 'Outhmân, connu sous le nom d'Abou Bakr. C'était un commerçant respecté de La Mecque, ami du Prophète ﷺ bien avant la révélation, connu pour sa douceur et son honnêteté. Il fut le premier homme adulte et libre à embrasser l'islam [À VÉRIFIER : formulation habituelle chez les historiens], et beaucoup de grands compagnons sont devenus musulmans grâce à lui, comme 'Outhmân ibn 'Affân, 'Abd ar-Raḥmân ibn 'Awf ou Sa'd ibn Abî Waqqâṣ [À VÉRIFIER : liste, sîra d'Ibn Hichâm].
« Aṣ-Ṣiddîq » : celui qui confirme la vérité Aṣ-Ṣiddîq veut dire celui qui croit pleinement et confirme la vérité. On raconte que lorsque des gens vinrent lui dire que le Prophète ﷺ affirmait avoir voyagé de nuit jusqu'à Jérusalem, il répondit : « S'il l'a dit, alors il a dit vrai » [À VÉRIFIER : source du récit]. Ce qui est sûr, c'est que le Prophète ﷺ l'a appelé ainsi : un jour, il monta sur le mont Ouḥoud avec Abou Bakr, 'Oumar et 'Outhmân, et la montagne trembla ; il dit : « Calme-toi, Ouḥoud ! Il n'y a sur toi qu'un prophète, un ṣiddîq et deux martyrs » (Bukhari 3675).
Dans la grotte Lors de la Hijra, Abou Bakr accompagna le Prophète ﷺ. Ils se cachèrent dans la grotte de Thawr, et leurs poursuivants arrivèrent juste au-dessus. Abou Bakr raconte : « J'ai dit : s'il regardait à ses pieds, il nous verrait ! » Le Prophète ﷺ répondit : « Que penses-tu de deux personnes dont Allah est le troisième ? » (Bukhari 3653, Muslim 2381). Le Coran rappelle ce moment : « quand il disait à son compagnon : ne t'attriste pas, Allah est avec nous » (sens de 9:40, texte ci-dessous).
Le plus aimé 'Amr ibn al-'Âṣ demanda au Prophète ﷺ : « Qui est la personne que tu aimes le plus ? » Il répondit : « 'Âïcha. » « Et parmi les hommes ? » « Son père », c'est-à-dire Abou Bakr ; puis il nomma 'Oumar (Bukhari 3662, Muslim 2384). Le Prophète ﷺ a aussi dit : « Si je devais prendre un ami intime (khalîl) autre que mon Seigneur, j'aurais pris Abou Bakr » (Bukhari 3656, Muslim 2383) [À VÉRIFIER : numéros].
Un cœur généreux Abou Bakr dépensa beaucoup de ses biens pour l'islam. Il acheta et affranchit des musulmans réduits en esclavage et torturés pour leur foi, dont Bilâl. 'Oumar disait : « Abou Bakr est notre maître, et il a affranchi notre maître », c'est-à-dire Bilâl (Bukhari 3754).
Une seule journée Un jour, le Prophète ﷺ demanda à ses compagnons : « Qui d'entre vous jeûne aujourd'hui ? » Abou Bakr dit : « Moi. » « Qui a suivi un convoi funéraire aujourd'hui ? » « Moi. » « Qui a nourri un pauvre aujourd'hui ? » « Moi. » « Qui a rendu visite à un malade aujourd'hui ? » « Moi. » Le Prophète ﷺ dit : « Ces actes ne se réunissent pas chez quelqu'un sans qu'il entre au Paradis » (Muslim 1028). Le Prophète ﷺ a aussi annoncé qu'Abou Bakr serait appelé par toutes les portes du Paradis (Bukhari 1897, Muslim 1027).
Le jour le plus difficile Quand le Prophète ﷺ mourut, les compagnons furent bouleversés ; certains ne voulaient pas y croire. Abou Bakr entra, embrassa le visage du Prophète ﷺ, puis sortit et dit aux gens : « Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort ; celui qui adore Allah, Allah est vivant et ne meurt pas. » Puis il récita : « Muhammad n'est qu'un messager ; des messagers sont passés avant lui… » (sens de 3:144) (Bukhari 3667-3668) [À VÉRIFIER : numéros]. Sa fermeté calma toute la communauté.
Le premier calife Les compagnons le choisirent comme premier calife. Il garda l'unité des musulmans et, sur le conseil de 'Oumar, fit rassembler le Coran en un seul recueil, confié à Zayd ibn Thâbit (Bukhari 4986). Son califat dura environ deux ans ; il mourut en l'an 13 de l'hégire et fut enterré à côté du Prophète ﷺ [À VÉRIFIER : dates].
Comprendre la leçon
Explication Abou Bakr est l'exemple de l'ami fidèle. Il a cru le premier, il a cru jusqu'au bout, et il n'a jamais douté : c'est le sens de « aṣ-Ṣiddîq ». Dans la grotte, c'est la peur pour le Prophète ﷺ qui l'inquiète, pas la peur pour lui-même. La réponse du Prophète ﷺ (« deux personnes dont Allah est le troisième ») apprend que la vraie sécurité vient d'Allah. Sa journée de bonnes actions montre que la grandeur n'est pas faite d'un seul exploit, mais de petits actes réunis : jeûner, accompagner un mort, nourrir, visiter. Le jour de la mort du Prophète ﷺ, il a montré que l'amour du Prophète ﷺ n'empêche pas de rester attaché à Allah, le Vivant : sa phrase est devenue une règle de foi pour toute la communauté.
Les leçons à en tirer • Choisir des amis qui te rapprochent d'Allah, comme le Prophète ﷺ et Abou Bakr l'étaient l'un pour l'autre. • Dans la peur ou le stress, se rappeler : « Allah est avec nous ». • Essayer, un jour de la semaine, de réunir plusieurs bonnes actions, comme Abou Bakr. • Utiliser ce qu'on a (argent, temps, talents) pour aider ceux qui souffrent. • Rester ferme et calme dans les moments difficiles, en s'attachant à Allah.
À retenir • Aṣ-Ṣiddîq : celui qui croit pleinement et confirme la vérité (Bukhari 3675). • La grotte : « Que penses-tu de deux personnes dont Allah est le troisième ? » (Bukhari 3653, Muslim 2381 ; 9:40). • Il a affranchi Bilâl (Bukhari 3754). • Jeûne, funérailles, nourrir un pauvre, visiter un malade en un jour (Muslim 1028). • « Celui qui adore Allah, Allah est vivant et ne meurt pas » ; premier calife.
Le message principal Abou Bakr nous apprend la fidélité : croire avec certitude, aimer avec loyauté et servir Allah par beaucoup de petites bonnes actions, dans les jours faciles comme dans les plus durs.
Le texte : sourate At-Tawba (9), verset 40 [TEXTE ARABE À INSÉRER : sourate 9:40]
Sens : « Si vous ne lui portez pas secours, Allah l'a déjà secouru lorsque ceux qui ne croyaient pas l'avaient chassé, lui, le second de deux, quand ils étaient tous deux dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : « Ne t'attriste pas, Allah est avec nous. » Allah fit alors descendre sur lui Sa sérénité, le soutint de soldats que vous ne voyiez pas, et abaissa la parole de ceux qui ne croyaient pas, tandis que la parole d'Allah est la plus haute. Allah est Puissant et Sage. » Les commentateurs expliquent que « son compagnon » est Abou Bakr [À VÉRIFIER : formulation].
Texte arabe : non saisi exprès, pour éviter toute erreur ; il est à copier depuis le mushaf du centre (ou une source vérifiée) à l'endroit indiqué.
Carte 1 sur 7
Répondez à toutes les questions pour voir votre résultat.
Connectez-vous en tant que parent pour enregistrer la progression de votre enfant.
Aller à la page famille