Unité : Des femmes et des hommes qui ont tout donné
Khadîja, la première à croire et le soutien du Prophète ﷺ au moment de la révélation ; 'Âïcha, la mère des croyants et la grande savante ; Fâṭima, « une partie de moi », et le conseil du tasbîḥ avant de dormir ; trois femmes qui ont porté l'islam.
Des femmes au cœur de l'histoire On parle souvent des grands hommes parmi les compagnons. Mais l'islam a aussi été porté par des femmes : la première personne à croire au Prophète ﷺ était une femme, et une grande partie de la Sounna nous est parvenue par une femme. Le Coran cite les croyantes à côté des croyants (33:35, texte ci-dessous). Cette leçon présente trois d'entre elles ; il y en a beaucoup d'autres (Oumm Salama, Asmâ' bint Abî Bakr, Noussayba bint Ka'b…).
Khadîja bint Khouwaylid : la première à croire Khadîja était une femme d'affaires respectée de La Mecque. Elle épousa le Prophète ﷺ bien avant la révélation. Quand l'ange Jibrîl vint pour la première fois dans la grotte de Ḥirâ', le Prophète ﷺ rentra chez lui tremblant et dit : « Couvrez-moi ! » Khadîja le rassura avec ces mots : « Non, par Allah, Allah ne t'humiliera jamais : tu maintiens les liens de parenté, tu portes la charge du faible, tu donnes à celui qui n'a rien, tu honores l'invité et tu aides face aux malheurs » (Bukhari 3, Muslim 160). Puis elle l'emmena chez son cousin Waraqa ibn Nawfal. Elle soutint le Prophète ﷺ de ses biens et de son cœur pendant les années difficiles de La Mecque. Jibrîl vint un jour dire au Prophète ﷺ : « Transmets-lui le salut de son Seigneur et de ma part, et annonce-lui une maison au Paradis, faite de perles creuses, où il n'y a ni bruit ni fatigue » (Bukhari 3820, Muslim 2432). Le Prophète ﷺ a dit : « La meilleure des femmes de son temps est Maryam, et la meilleure des femmes de son temps est Khadîja » (Bukhari 3432, Muslim 2430). Après sa mort, le Prophète ﷺ continua à parler d'elle avec amour et à honorer ses amies ; 'Âïcha disait n'avoir été jalouse d'aucune femme autant que de Khadîja, tant il la mentionnait (Bukhari 3818, Muslim 2435).
'Âïcha bint Abî Bakr : la mère des croyants et la savante 'Âïcha est la fille d'Abou Bakr et l'une des épouses du Prophète ﷺ. Le Coran appelle les épouses du Prophète ﷺ « les mères des croyants » (sens de 33:6). • Elle était très aimée du Prophète ﷺ : c'est elle qu'il nomma quand on lui demanda qui il aimait le plus (Bukhari 3662, Muslim 2384, leçon 2). • Jibrîl lui transmit son salut (Bukhari 3768, Muslim 2447), et le Prophète ﷺ a dit : « La supériorité de 'Âïcha sur les autres femmes est comme celle du tharîd [un plat très apprécié] sur les autres plats » (Bukhari 3770, Muslim 2446). • Allah a révélé son innocence dans la sourate An-Noûr, quand des gens l'avaient accusée à tort (24:11-20). • Elle fut l'une des plus grandes savantes de l'islam : elle a rapporté plus de deux mille hadiths [À VÉRIFIER : nombre], et de grands compagnons venaient lui poser leurs questions [À VÉRIFIER : At-Tirmidhî 3883]. Une grande partie de ce que nous savons de la vie du Prophète ﷺ dans sa maison vient d'elle.
Fâṭima bint Muhammad : « une partie de moi » Fâṭima est la plus jeune fille du Prophète ﷺ et de Khadîja [À VÉRIFIER : ordre des filles], l'épouse de 'Alî et la mère d'al-Ḥasan et d'al-Ḥousayn. • Le Prophète ﷺ a dit : « Fâṭima est une partie de moi : celui qui la met en colère me met en colère » (Bukhari 3714, Muslim 2449). • Pendant la dernière maladie du Prophète ﷺ, il lui confia un secret qui la fit pleurer, puis un autre qui la fit sourire : qu'elle serait la première de sa famille à le rejoindre, et qu'elle serait la maîtresse des femmes du Paradis (ou des croyantes) (Bukhari 3623-3624, Muslim 2450) [À VÉRIFIER : numéros et formulation]. • Le travail de la maison la fatiguait ; elle alla demander une servante à son père. Il vint chez elle et chez 'Alî et leur dit : « Ne vous indiquerai-je pas quelque chose de meilleur qu'un serviteur ? Quand vous allez vous coucher, dites Soubḥâna llâh trente-trois fois, Al-ḥamdou li-llâh trente-trois fois et Allâhou akbar trente-quatre fois : c'est meilleur pour vous qu'un serviteur » (Bukhari 3705, Muslim 2727).
Comprendre la leçon
Explication Khadîja, 'Âïcha et Fâṭima montrent trois manières différentes de servir l'islam. Khadîja a été le soutien : au moment le plus fragile, elle a rassuré le Prophète ﷺ en rappelant ses bonnes actions, et elle a cru sans hésiter. 'Âïcha a été la mémoire et la science : grâce à elle, des milliers de musulmans ont appris comment le Prophète ﷺ priait, mangeait, se comportait en famille. Une jeune femme est devenue la professeure de toute la communauté. Fâṭima a été l'amour et la simplicité : la fille la plus proche du cœur de son père, qui vivait modestement, et à qui le Prophète ﷺ a offert, au lieu d'une servante, un dhikr qui donne de la force. Ensemble, elles montrent que la foi, le savoir et le bon caractère des femmes sont au cœur de l'histoire de l'islam, et non à côté.
Les leçons à en tirer • Comme Khadîja, rassurer ceux qu'on aime dans les moments difficiles, avec des paroles vraies et positives. • Comme 'Âïcha, aimer apprendre et transmettre : poser des questions, retenir, expliquer aux autres. • Comme Fâṭima, chercher la force dans le dhikr : réciter le tasbîḥ du coucher (33, 33, 34). • Parler des mères des croyants et de la famille du Prophète ﷺ avec respect et affection. • Garçons et filles : chercher des modèles chez les femmes compagnons autant que chez les hommes.
À retenir • Khadîja : « Allah ne t'humiliera jamais » (Bukhari 3, Muslim 160) ; une maison de perles au Paradis (Bukhari 3820, Muslim 2432). • « La meilleure des femmes de son temps est Khadîja » (Bukhari 3432, Muslim 2430). • 'Âïcha : mère des croyants (33:6), innocence révélée (24:11-20), grande savante. • Fâṭima : « une partie de moi » (Bukhari 3714, Muslim 2449). • Le tasbîḥ du coucher : 33 Soubḥâna llâh, 33 Al-ḥamdou li-llâh, 34 Allâhou akbar (Bukhari 3705, Muslim 2727).
Le message principal Khadîja, 'Âïcha et Fâṭima ont porté l'islam par leur foi, leur science et leur bonté : elles sont des modèles pour chaque jeune musulman et chaque jeune musulmane.
Le texte : sourate Al-Aḥzâb (33), verset 35 [TEXTE ARABE À INSÉRER : sourate 33:35]
Sens : « Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les croyantes, ceux et celles qui obéissent avec dévotion, ceux et celles qui sont sincères, ceux et celles qui sont patients, ceux et celles qui sont humbles, ceux et celles qui font l'aumône, ceux et celles qui jeûnent, ceux et celles qui préservent leur chasteté, ceux et celles qui invoquent souvent Allah : Allah a préparé pour eux un pardon et une récompense immense. » Le verset nomme chaque qualité au masculin et au féminin : la récompense est la même pour les hommes et pour les femmes.
Texte arabe : non saisi exprès, pour éviter toute erreur ; il est à copier depuis le mushaf du centre (ou une source vérifiée) à l'endroit indiqué.
Carte 1 sur 7
Répondez à toutes les questions pour voir votre résultat.
Connectez-vous en tant que parent pour enregistrer la progression de votre enfant.
Aller à la page famille