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Unité : Médine, le sens du Hajj et l'Aïd
Vivre ces jours sans partir : les dix premiers jours de Dhoul-Ḥijja, le takbîr, le jeûne de 'Arafa, la règle des cheveux et des ongles pour qui sacrifie, la prière et les sounnas de l'Aïd, puis l'ouḍḥiya (statut, bêtes, moment, viande) et la pratique à Montréal.
Vivre ces jours sans partir Tous ne partent pas chaque année, mais tous peuvent vivre ces jours : Allah a donné à tous les musulmans les dix premiers jours de Dhoul-Ḥijja, le jour de 'Arafa, l'Aïd et le sacrifice. Celui qui reste à Montréal marche, lui aussi, sur les pas d'Ibrâhîm.
Les dix premiers jours de Dhoul-Ḥijja • « Il n'est pas de jours où les bonnes œuvres sont plus aimées d'Allah que ces jours-ci », c'est-à-dire les dix jours ; on lui demanda : « Pas même le combat dans le chemin d'Allah ? » Il répondit : « Pas même le combat dans le chemin d'Allah, sauf un homme qui sort avec sa personne et ses biens et ne revient avec rien de cela » (Bukhari 969, Abou Dâwoud 2438, At-Tirmidhî 757) [À VÉRIFIER : formulation et numéros]. • Allah jure « par les dix nuits » (89:2), comprises par de nombreux commentateurs comme ces dix jours [À VÉRIFIER]. • Les œuvres : la prière, le Coran, le dhikr (takbîr, tahlîl, taḥmîd), l'aumône, le jeûne (pendant les neuf premiers jours, surtout le jour de 'Arafa), la bonté envers les parents, le lien de parenté, le repentir.
Le takbîr • Le takbîr libre, à tout moment, à la maison, au travail, dans la rue, dès le début du mois. • Le takbîr après les prières obligatoires, de l'aube du jour de 'Arafa jusqu'à l'après-midi du 13, selon un avis répandu ; les écoles diffèrent sur son début et sa fin [À VÉRIFIER]. • Une formule rapportée des compagnons : « Allâhou akbar, Allâhou akbar, lâ ilâha illa llâh, wa llâhou akbar, Allâhou akbar, wa lillâhi l-ḥamd » [À VÉRIFIER : formule et source].
Le jeûne du jour de 'Arafa « Le jeûne du jour de 'Arafa, j'espère d'Allah qu'il expie l'année précédente et l'année suivante » (Muslim 1162). Il est pour celui qui n'est pas pèlerin (leçon 6). La date suit le calendrier du centre : à compléter par le centre (calendrier suivi et annonce).
Celui qui veut sacrifier : ses cheveux et ses ongles « Quand vous voyez le croissant de Dhoul-Ḥijja, et que l'un de vous veut sacrifier, qu'il ne touche à rien de ses cheveux ni de ses ongles » jusqu'à ce qu'il ait sacrifié (Muslim 1977). • Pour les hanbalites, c'est interdit ; pour les chafi'ites et les malikites, déconseillé ; pour les hanafites, ce n'est pas demandé [À VÉRIFIER : présentation des avis]. • Cela concerne celui qui sacrifie (souvent le chef de famille), pas toute la famille, selon la majorité [À VÉRIFIER]. • Celui qui délègue le sacrifice à un organisme reste concerné jusqu'au moment du sacrifice [À VÉRIFIER].
Le jour de l'Aïd • La prière de l'Aïd : deux rak'a avec des takbîr supplémentaires, puis le sermon. Son statut : obligation personnelle pour les hanafites, obligation collective pour les hanbalites, sounna fortement recommandée pour les malikites et les chafi'ites [À VÉRIFIER]. Lieu et heure à Montréal : à compléter par le centre. • Les sounnas : le ghousl, les plus beaux vêtements, ne pas manger avant la prière et manger de son sacrifice après (At-Tirmidhî 542) [À VÉRIFIER : numéro], aller à la prière par un chemin et revenir par un autre (Bukhari 986), dire le takbîr en chemin. • Il est interdit de jeûner le jour de l'Aïd (Bukhari 1992, Muslim 1137) [À VÉRIFIER : numéros], et les jours de tachrîq sont « des jours où l'on mange, où l'on boit et où l'on invoque Allah » (Muslim 1141). • La joie, les visites, les cadeaux aux enfants, la bonté envers les voisins, musulmans ou non.
L'ouḍḥiya : le sacrifice de l'Aïd • Son origine : Ibrâhîm, prêt à sacrifier son fils par obéissance, et Allah qui le racheta par « un sacrifice immense » (37:102-107, texte ci-dessous). « Prie pour ton Seigneur et sacrifie » (sens de 108:2). • Son statut : sounna fortement recommandée pour la majorité (malikites, chafi'ites, hanbalites) ; obligatoire (wâjib) pour celui qui en a les moyens, chez les hanafites [À VÉRIFIER]. • Les bêtes : mouton, chèvre, bovin, chameau. Un mouton ou une chèvre suffit pour une personne et sa famille ; un bovin ou un chameau se partage en sept parts (Muslim 1318). • L'âge minimum selon l'avis répandu : mouton de six mois révolus ou d'un an selon les écoles, chèvre d'un an, bovin de deux ans, chameau de cinq ans [À VÉRIFIER : âges selon les écoles]. • Les défauts : on ne sacrifie pas une bête manifestement borgne, malade, boiteuse, ou si maigre qu'elle n'a pas de moelle (Abou Dâwoud 2802, At-Tirmidhî 1497) [À VÉRIFIER : numéros]. • Le moment : après la prière de l'Aïd. « Celui qui sacrifie avant la prière n'a offert que de la viande à sa famille » (Bukhari 5560, Muslim 1961) [À VÉRIFIER : numéros]. On peut sacrifier jusqu'au coucher du soleil du 12 (hanafites, malikites, hanbalites) ou du 13 (chafi'ites) [À VÉRIFIER]. • La manière : le Prophète ﷺ sacrifia deux béliers de sa main, en disant « Bismillâh, Allâhou akbar » (Bukhari 5565, Muslim 1966). « Allah a prescrit la bonté en toute chose… quand vous égorgez, égorgez bien : que l'un de vous aiguise sa lame et épargne sa bête » (Muslim 1955). • La viande : on en mange, on en offre, on en donne aux pauvres ; la répartition en trois tiers (famille, proches et amis, pauvres) est recommandée par de nombreux savants, sans être obligatoire [À VÉRIFIER]. On ne vend rien de la bête, pas même sa peau, et le boucher n'est pas payé avec sa viande (Bukhari 1717, Muslim 1317) [À VÉRIFIER : numéros].
À Montréal et au Canada • Sacrifier soi-même : l'abattage doit se faire dans un abattoir autorisé, selon les règles d'hygiène et de bien-être animal ; l'abattage à la maison n'est pas permis [À VÉRIFIER : à compléter par le centre (règles du Québec, abattoirs ḥalâl de la région, possibilité d'assister au sacrifice)]. • Déléguer (al-wakâla) : charger un abattoir, une boucherie ḥalâl ou un organisme de sacrifier pour vous, ici ou à l'étranger. La délégation est valide selon l'accord des savants. Beaucoup permettent de sacrifier à l'étranger, là où les pauvres sont plus nombreux ; d'autres préfèrent sacrifier là où l'on vit, pour voir la sounna et manger de sa bête [À VÉRIFIER : avis du centre]. • Programme du centre, prix et organismes recommandés : à compléter par le centre.
Comprendre la leçon
Explication Allah n'a pas réservé ces jours aux pèlerins. Pendant que des millions de personnes se tiennent à 'Arafa, les autres jeûnent ; pendant que les pèlerins sacrifient à Minâ, les familles sacrifient dans le monde entier ; et le takbîr monte partout en même temps. La communauté vit ces jours ensemble. Les dix premiers jours sont parmi les plus aimés d'Allah : c'est une saison de bonnes œuvres, comme les dix dernières nuits de Ramadan. Beaucoup la laissent passer sans s'en rendre compte ; un peu de préparation suffit pour la vivre. L'ouḍḥiya rappelle l'histoire d'Ibrâhîm : l'obéissance totale, et la miséricorde d'Allah qui ne demande pas le fils, mais accepte le bélier. « Ce qui L'atteint de vous, c'est la piété » (22:37) : le sacrifice est un acte du cœur, et sa viande un partage. Enfin, la Sunna du sacrifice inclut le respect de l'animal : aiguiser la lame, ne pas le faire souffrir. Les règles d'hygiène et de bien-être animal au Canada rejoignent cet enseignement.
Les leçons à en tirer • Prévoir un programme pour les dix jours : jeûne, Coran, dhikr, aumône. • Jeûner le jour de 'Arafa et y encourager sa famille. • Décider tôt de l'ouḍḥiya, pour respecter la règle des cheveux et des ongles dès le début du mois. • Choisir un abattoir ou un organisme fiable, et demander à l'imam s'il vaut mieux sacrifier ici ou à l'étranger. • Emmener les enfants à la prière de l'Aïd et leur faire partager la distribution de la viande.
À retenir • Les dix premiers jours : les œuvres y sont plus aimées d'Allah (Bukhari 969) [À VÉRIFIER : formulation]. • Jeûne de 'Arafa : il expie deux années (Muslim 1162). • Qui veut sacrifier ne touche pas à ses cheveux ni à ses ongles (Muslim 1977). • L'ouḍḥiya : après la prière de l'Aïd, jusqu'au 12 ou au 13 selon les écoles. • Un bovin ou un chameau : sept parts (Muslim 1318).
Le message principal Ceux qui restent ne sont pas loin du Hajj : par les bonnes œuvres des dix jours, le jeûne de 'Arafa, la prière de l'Aïd et le sacrifice, ils marchent eux aussi sur les pas d'Ibrâhîm.
Le texte : sourate Al-Kawthar (108), versets 1 à 3 [TEXTE ARABE À INSÉRER : sourate 108:1-3]
Le texte : sourate Aṣ-Ṣâffât (37), versets 102 à 107 [TEXTE ARABE À INSÉRER : sourate 37:102-107]
Sens : 108:1-3 : « Nous t'avons accordé Al-Kawthar. Prie donc pour ton Seigneur et sacrifie. Celui qui te hait, c'est lui qui est sans postérité. » 37:102-107 (sens résumé) : quand son fils fut en âge de marcher avec lui, Ibrâhîm lui dit : « Mon fils, je me vois en songe en train de t'immoler ; vois ce que tu en penses. » Il répondit : « Mon père, fais ce qui t'est ordonné : tu me trouveras, si Allah le veut, parmi les patients. » Quand tous deux se furent soumis et qu'il l'eut couché sur le front, Allah l'appela : « Ô Ibrâhîm, tu as confirmé la vision » ; c'était l'épreuve évidente, « et Nous le rachetâmes par un sacrifice immense ».
Texte arabe : non saisi exprès, pour éviter toute erreur ; il est à copier depuis le mushaf du centre (ou une source vérifiée) à l'endroit indiqué.
Carte 1 sur 7
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