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Unité : Les voyelles
Alif, waw et ya allongent la voyelle qui les précède : « aa », « ii », « ouu ».
Trois lettres servent à allonger la voyelle : alif, waw et ya. On les appelle les lettres de prolongation (houroûf al-madd).
• Fatha + alif ( ـَا ) : « aa » long. بَا se lit « baa ». • Kasra + ya ( ـِي ) : « ii » long. بِي se lit « bii ». • Damma + waw ( ـُو ) : « ouu » long. بُو se lit « bouu ».
La voyelle longue dure environ deux temps, le double d'une voyelle courte. Pour sentir la différence : lisez بَ puis بَا, en comptant mentalement un temps, puis deux.
Exemples : قَالَ qaa-la : il a dit قِيلَ qii-la : il a été dit يَقُولُ ya-qouu-lou : il dit فِيهَا fii-haa : dedans
Le petit alif. Dans le Coran, on rencontre un petit alif écrit au-dessus de la lettre ( ٰ ). Il se lit comme un alif normal : « aa » long. Vous le verrez dans الرَّحْمَٰنِ (ar-raḥmaan), dans la sourate Al-Fatiha.
Le signe de prolongation ( ~ ). Un petit trait ondulé au-dessus d'une lettre de prolongation indique qu'on l'allonge plus que deux temps. Les durées exactes font partie du tajwid : votre enseignant vous les montrera.
Comprendre la leçon
Explication Une voyelle longue n'est pas une voyelle « plus forte » : c'est une voyelle qui dure plus longtemps. En arabe, cette durée distingue des mots. Par exemple قَالَ (qâla, il a dit) et قُلْ (qoul, dis !) ne diffèrent que par la longueur et la voyelle. Raccourcir une voyelle longue ou allonger une voyelle courte, c'est donc risquer de changer le mot.
Pourquoi parler de « temps » ? Pour mesurer, les enseignants comptent sur un rythme régulier, par exemple un doigt qui se plie : une voyelle courte = un temps, une voyelle longue naturelle = deux temps. Cette mesure régulière donne à la récitation son calme et son équilibre.
Attention : alif, waw et ya ne sont des lettres de prolongation que s'ils sont sans voyelle et précédés de la voyelle qui leur correspond (fatha avant alif, damma avant waw, kasra avant ya). Si le waw ou le ya porte lui-même une voyelle, c'est une consonne (w, y), comme dans وَلَد (walad, un enfant).
Les erreurs fréquentes : ne pas tenir la voyelle longue en fin de mot ; allonger toutes les voyelles par habitude du chant ; ignorer le petit alif ( ٰ ) ; allonger un waw ou un ya au soukoun après une fatha, alors qu'ils forment les sons « aw » et « ay » (leçon suivante).
Les leçons à en tirer • Compter les temps sur ses doigts au début : c'est une aide simple qui évite beaucoup d'erreurs. • Écouter un récitateur lent, sur la page Coran ou la radio du site, en faisant attention à la longueur des voyelles. • Chercher l'équilibre, ni pressé ni traînant : Allah demande de réciter le Coran lentement et distinctement (sens du verset 73:4). • Se réjouir de chaque progrès : apprendre le Coran fait partie du meilleur qu'une personne puisse faire (Bukhari 5027).
À retenir • ـَا = aa, ـِي = ii, ـُو = ouu : environ deux temps. • Le petit alif ( ٰ ) se lit comme un alif. • Le signe ( ~ ) indique un allongement plus long, appris avec l'enseignant.
Le message principal La longueur des voyelles fait partie du texte révélé : la respecter, c'est réciter le Coran avec la mesure qu'il demande.
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