Site de démonstration : le contenu est en cours de relecture et peut changer.
Unité : Les prières de la journée et la vie de prière
Que faire quand on oublie quelque chose, qu'on en ajoute, ou qu'on doute du nombre de rak'a : la prosternation de l'oubli, simplement.
Le Prophète ﷺ lui-même s'est trompé dans la prière, pour nous apprendre quoi faire. Il a dit : « Je ne suis qu'un être humain : j'oublie comme vous oubliez. Quand j'oublie, rappelez-le-moi » (Bukhari 401, Muslim 572).
Qu'est-ce que c'est ? Deux prosternations en plus, comme celles de la prière, avec « Allâhou akbar » avant chacune et une assise entre les deux, à la fin de la prière, pour réparer une erreur faite par oubli.
Les trois cas 1. L'oubli (an-naqṣ) : on a oublié un « devoir » de la prière, par exemple le premier tachahhoud. Le Prophète ﷺ s'est levé après la deuxième rak'a de Dhouhr sans s'asseoir ; à la fin, il a fait deux prosternations avant le salâm (Bukhari 1224, Muslim 570). Si l'on s'en rend compte avant d'être complètement debout, on peut se rasseoir ; sinon on continue [À VÉRIFIER : les écoles diffèrent, l'imam tranche]. 2. L'ajout (az-ziyâda) : on a ajouté par erreur une rak'a, une inclinaison ou une prosternation. Le Prophète ﷺ a prié cinq rak'a à Dhouhr ; quand on le lui a dit, il a fait deux prosternations (Bukhari 1226, Muslim 572). Il a aussi fait le salâm après deux rak'a ; on le lui a rappelé (hadith de Dhou l-Yadayn), il a complété la prière, puis fait les deux prosternations après le salâm (Bukhari 1229, Muslim 573). 3. Le doute (ach-chakk) : on ne sait plus si l'on a prié trois ou quatre rak'a. « Qu'il rejette le doute et se base sur ce dont il est sûr » : on prend le plus petit nombre, on complète, et on fait deux prosternations avant le salâm (Muslim 571). Si l'on penche nettement vers un nombre, on le suit (Bukhari 401, Muslim 572) [À VÉRIFIER : les écoles diffèrent, l'imam tranche].
Avant ou après le salâm ? C'est le point où les écoles diffèrent le plus [À VÉRIFIER : les écoles diffèrent, l'imam tranche] : • Hanafites : après le salâm (un salâm, deux prosternations, puis tachahhoud et salâm). • Chafi'ites : avant le salâm, dans tous les cas. • Malikites : avant le salâm pour un oubli, après pour un ajout. • Hanbalites : comme dans chaque hadith (avant le salâm en général, après dans les cas où le Prophète ﷺ l'a fait après). Toutes ces manières sont valables ; le plus important est de ne pas oublier les deux prosternations.
Ce que la prosternation ne répare pas • Un pilier oublié (par exemple une inclinaison ou la Fâtiḥa) : il faut le refaire. Si l'on s'en rend compte plus tard, la rak'a concernée ne compte pas et on en ajoute une, puis on fait la prosternation de l'oubli. • Un oubli volontaire : ce n'est plus un oubli. • Une sounna oubliée (l'invocation d'ouverture, une sourate) : aucune prosternation n'est nécessaire [À VÉRIFIER : les écoles diffèrent, l'imam tranche].
Derrière l'imam On suit l'imam : s'il fait la prosternation de l'oubli, on la fait avec lui. Les erreurs du suiveur sont portées par l'imam, sauf pour ce qu'il doit compléter seul après l'imam [À VÉRIFIER : les écoles diffèrent, l'imam tranche]. Pour corriger l'imam, les hommes disent « soubḥâna llâh » et les femmes frappent le dos d'une main avec l'autre (Bukhari 1203, Muslim 422).
Le doute qui revient sans cesse La personne qui doute à chaque prière (waswâs) ne recommence pas : elle ignore ces doutes, et demande la protection d'Allah. Un doute après la fin de la prière ne compte pas.
Exercice : à la maison, répétez une prière de 4 rak'a en « oubliant » volontairement de vous asseoir après la 2ᵉ, puis terminez avec les deux prosternations comme l'enseigne votre imam (exercice d'apprentissage seulement, pas une vraie prière).
Comprendre la leçon
Explication La prosternation de l'oubli dit quelque chose de beau : l'erreur fait partie de la vie humaine, même dans l'adoration, et Allah a prévu une réparation simple. Le Prophète ﷺ a dit que ces deux prosternations, en cas de doute, « humilient le Shayṭân » (Muslim 571) : celui qui voulait gâcher la prière finit par provoquer deux prosternations de plus. Pour un débutant, retenir trois idées suffit : un devoir oublié se répare par deux prosternations ; un ajout aussi ; un doute se règle en prenant le nombre sûr. Le détail « avant ou après le salâm » vient ensuite, avec l'enseignement de l'imam. Cette leçon protège aussi des scrupules : la prière n'est pas annulée pour une petite erreur faite par oubli, et l'on ne recommence pas à chaque doute. Le Prophète ﷺ a montré l'exemple avec calme : il a demandé, vérifié, complété, puis prosterné. Malentendus fréquents : recommencer toute la prière pour un oubli ; croire que la prosternation de l'oubli répare un pilier oublié ; la faire pour une sounna oubliée ; douter sans fin après la prière. Points où les écoles diffèrent : avant ou après le salâm ; tachahhoud après les prosternations faites après le salâm ; ce qui est « devoir » ou « sounna » (et donc ce qui demande la prosternation) ; doute : se baser sur le nombre sûr ou sur la meilleure estimation ; se rasseoir pour le premier tachahhoud oublié [À VÉRIFIER : les écoles diffèrent, l'imam tranche].
Les leçons à en tirer • Ne pas paniquer en cas d'erreur : il y a une solution prévue. • En cas de doute, prendre le nombre sûr et compléter. • Derrière l'imam, le suivre, et le corriger poliment s'il se trompe. • Ignorer les doutes répétés : ils viennent du Shayṭân.
À retenir • Deux prosternations, à la fin, pour un oubli, un ajout ou un doute. • Premier tachahhoud oublié : Bukhari 1224, Muslim 570. • Doute : prendre le nombre sûr (Muslim 571). • Un pilier oublié se refait ; une sounna oubliée ne demande rien.
Le message principal Allah a prévu l'erreur dans la prière : deux prosternations suffisent à la réparer. On prie avec attention, mais sans peur de se tromper.
Carte 1 sur 6
Répondez à toutes les questions pour voir votre résultat.
Connectez-vous en tant que parent pour enregistrer la progression de votre enfant.
Aller à la page famille