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Unité : La fin du mois et après
Qui rattrape et quand, la fidya pour qui ne peut plus jeûner, la différence avec la kaffara, et les avis des écoles.
Trois choses à ne pas confondre : • Le rattrapage (qaḍâ') : jeûner plus tard un jour pour chaque jour manqué. • La fidya : nourrir un pauvre pour chaque jour, quand on ne pourra pas rattraper. • La kaffâra : l'expiation lourde, pour avoir rompu le jeûne par des relations conjugales (et, selon certaines écoles, en mangeant volontairement) ; voir la leçon 3.
Qui rattrape ? La personne qui était malade puis a guéri, le voyageur, la femme qui a eu ses règles ou ses lochies, et celui qui a rompu un jour sans excuse (avec le repentir). Allah dit : « qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours » (2:184).
Quand ? Avant le Ramadan suivant. 'Aïcha a dit : « Il m'arrivait d'avoir des jours de Ramadan à rattraper, et je ne pouvais les rattraper qu'en Cha'bân. » (Bukhari 1950, Muslim 1146). Le plus tôt est le mieux, car personne ne connaît la suite de sa vie.
À la suite ou séparément ? Le verset dit simplement « d'autres jours ». La majorité des savants permettent de rattraper des jours séparés ; les jours à la suite sont préférés par certains [À VÉRIFIER].
Et si l'on a laissé passer le Ramadan suivant sans excuse ? Pour la majorité (malikites, chafi'ites, hanbalites), on rattrape et l'on ajoute une fidya pour chaque jour retardé ; pour l'école hanafite, le rattrapage seul suffit [À VÉRIFIER]. Avec une excuse continue (maladie, grossesses rapprochées…), on rattrape dès qu'on le peut, sans fidya supplémentaire.
La fidya. Pour qui ? La personne âgée qui ne peut plus jeûner et la personne atteinte d'une maladie durable sans espoir de guérison. Allah dit : « Et pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté, une compensation : nourrir un pauvre » (sens de 2:184) [TEXTE ARABE À INSÉRER : sourate 2:184, passage « وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ »]. Ibn 'Abbâs a expliqué que ce verset concerne le vieil homme et la vieille femme qui ne peuvent pas jeûner (Bukhari 4505). Combien ? Un repas, ou une quantité de nourriture, pour un pauvre, pour chaque jour. La quantité diffère selon les écoles (par exemple un moudd selon les malikites et les chafi'ites, un demi-ṣâ' selon les hanafites) [À VÉRIFIER]. Le centre annonce chaque année un montant indicatif par jour [À VÉRIFIER : montant du centre].
La femme enceinte ou qui allaite. Trois avis connus : rattrapage seulement ; rattrapage et fidya (surtout si elle n'a pas jeûné par crainte pour l'enfant) ; fidya seulement (avis rapporté d'Ibn 'Abbâs et d'Ibn 'Oumar) [À VÉRIFIER]. L'imam vous indiquera l'avis enseigné au centre, selon votre situation.
Une personne décédée qui devait des jours. « Celui qui meurt en devant des jours de jeûne, son proche jeûne à sa place. » (Bukhari 1952, Muslim 1147). Certaines écoles comprennent ce hadith au sens propre ; d'autres demandent plutôt de nourrir un pauvre par jour [À VÉRIFIER]. On en parle avec l'imam.
Comprendre la leçon
Explication Cette leçon distingue trois notions qui se ressemblent mais ne s'appliquent pas aux mêmes personnes. Le rattrapage concerne celui qui pourra jeûner plus tard. La fidya concerne celui qui ne le pourra pas. La kaffâra est une expiation pour une faute précise. Bien les distinguer évite de payer quand on doit jeûner, ou de jeûner quand on ne le peut pas.
Le récit de 'Aïcha, qui rattrapait ses jours en Cha'bân, a aussi une valeur pratique et humaine : avoir des jours à rattraper est normal, même pour les meilleures croyantes. Il n'y a là aucune honte.
Concrètement, il est utile de noter chaque année le nombre de jours manqués et leur raison, puis de prévoir les jours de rattrapage bien avant le Ramadan suivant.
Les questions les plus discutées (le retard du rattrapage, la quantité de fidya, la femme enceinte ou qui allaite, les jours dus par un défunt) font l'objet d'avis différents selon les écoles. Le cours les présente sans trancher : chaque situation personnelle mérite d'être posée à l'imam.
Les leçons à en tirer • Noter chaque année les jours manqués et leur raison, pour ne pas les oublier. • Rattraper le plus tôt possible, sans attendre la veille du Ramadan suivant. • Ne pas confondre rattrapage, fidya et kaffâra : chacun a sa situation. • Pour les cas particuliers (grossesse, allaitement, défunt, retard), demander l'avis de l'imam.
À retenir • Rattrapage (qaḍâ') : pour celui qui pourra jeûner ; fidya : pour celui qui ne le pourra pas ; kaffâra : expiation d'une faute précise. • On rattrape avant le Ramadan suivant (Bukhari 1950, Muslim 1146). • Les écoles diffèrent sur le retard, la quantité de fidya, la femme enceinte ou qui allaite et le défunt.
Le message principal Allah a prévu une solution pour chaque situation : on rattrape si l'on peut, on nourrit un pauvre si l'on ne peut pas, et l'on demande conseil en cas de doute.
Carte 1 sur 5
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