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Unité : Signes de lecture et premiers mots
La voyelle doublée à la fin d'un mot ajoute un son « n » ; à l'arrêt, il change.
Le tanwin est une voyelle écrite deux fois à la fin d'un mot. Il ajoute un son « n » que l'on n'écrit pas avec la lettre noun.
• Deux dammas ( ٌ ) : « oun ». كِتَابٌ ki-taa-boun : un livre. • Deux fathas ( ً ) : « an ». كِتَابًا ki-taa-ban. L'alif écrit après n'allonge pas la voyelle quand on continue la lecture. • Deux kasras ( ٍ ) : « in ». كِتَابٍ ki-taa-bin.
Dans le Coran, vous le verrez par exemple dans أَحَدٌ (aḥadoun, « un, unique ») au premier verset de la sourate Al-Ikhlas (112:1).
À l'arrêt. Quand on s'arrête sur un mot (en fin de verset, par exemple), on ne prononce pas le « n » : • « oun » et « in » deviennent un soukoun : أَحَدٌ se lit « aḥad » à l'arrêt. • « an » devient « aa » long : كِتَابًا se lit « kitaabaa » à l'arrêt.
Avec le tanwin, le « n » peut aussi changer selon la lettre qui suit (il peut se fondre, devenir nasal, etc.). Ce sont des règles du tajwid : on les apprendra avec l'enseignant. Pour le moment, retenez la base : deux voyelles = voyelle + n.
Comprendre la leçon
Explication Le tanwin a un rôle de sens : il marque en général qu'un nom est indéfini. كِتَابٌ veut dire « un livre », alors que الْكِتَابُ veut dire « le livre ». C'est pourquoi on ne trouve jamais l'article ال et le tanwin sur le même mot : soit le mot est défini (al-), soit il est indéfini (tanwin).
Pourquoi le « n » ne s'écrit-il pas avec un noun ? Parce que ce n'est pas une lettre du mot : c'est un son ajouté à sa fin, qui n'existe que lorsqu'on continue la lecture. C'est aussi pour cela qu'il disparaît à l'arrêt.
L'alif écrit après le tanwin « an » (كِتَابًا) est un support d'écriture. Il ne s'entend qu'à l'arrêt, où « an » devient « aa ». Après un ta marbouta (رَحْمَةً), on n'écrit pas d'alif, et à l'arrêt on prononce un h léger : « raḥmah ».
Les erreurs fréquentes : prononcer le « n » à l'arrêt en fin de verset ; allonger « an » en « aan » quand on continue ; confondre le tanwin « in » ( ٍ ) avec une kasra simple ; mettre un tanwin sur un mot qui a l'article.
Les leçons à en tirer • Regarder la fin des mots : c'est là que se cachent beaucoup d'erreurs de lecture. • S'entraîner à lire un même mot deux fois : en continuant, puis à l'arrêt. • Comprendre une règle aide à la retenir : tanwin = indéfini, ال = défini. • Rester régulier : le Prophète ﷺ a dit que le Coran intercédera pour ceux qui le lisaient (Muslim 804).
À retenir • ٌ = oun, ً = an, ٍ = in. • À l'arrêt : « oun » et « in » deviennent un soukoun ; « an » devient « aa ». • Un mot n'a jamais à la fois ال et le tanwin.
Le message principal Savoir lire la fin des mots, en continuant comme à l'arrêt, prépare à réciter les versets du Coran avec justesse.
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