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Unité : Le mois et le jeûne
Les conditions de l'obligation, l'intention, et les personnes dispensées : malade, voyageur, personne âgée, femme enceinte ou qui allaite, règles.
Qui doit jeûner ? Le jeûne de Ramadan est obligatoire pour toute personne musulmane, pubère, saine d'esprit, capable de jeûner et résidente (qui n'est pas en voyage). Pour une femme, il faut en plus ne pas être en période de règles ni de lochies (saignements après l'accouchement).
Les enfants. Le jeûne n'est pas obligatoire avant la puberté. Les compagnons habituaient pourtant leurs enfants à jeûner peu à peu, et leur donnaient des jouets pour les occuper jusqu'à la rupture (Bukhari 1960, Muslim 1136) [À VÉRIFIER : numéros]. Une demi-journée, puis une journée, selon l'âge et la santé.
L'intention (niyya). Le jeûne demande l'intention, dans le cœur ; il n'est pas nécessaire de la prononcer. Un hadith dit : « Celui qui n'a pas formé l'intention du jeûne avant l'aube n'a pas de jeûne » (Abou Dawoud 2454, Tirmidhi 730, Nasâ'î 2331) [À VÉRIFIER : numéros et degré]. Les écoles diffèrent sur la manière : pour la majorité, une intention chaque nuit ; pour l'école malikite, une seule intention au début du mois suffit pour tout Ramadan ; pour l'école hanafite, l'intention du jeûne de Ramadan peut encore être formée dans la matinée [À VÉRIFIER]. Se lever pour le suhur avec l'idée de jeûner est déjà une intention.
Les dispenses que donne le Coran. Allah dit : « Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours. Et pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté, il y a une compensation : nourrir un pauvre » (sens de 2:184). Et : « Allah veut pour vous la facilité ; Il ne veut pas pour vous la difficulté » (2:185).
• La personne malade : si le jeûne aggrave la maladie ou retarde la guérison, elle ne jeûne pas et rattrape plus tard. Si la maladie est durable et sans espoir de guérison, elle verse la fidya (leçon 7). L'avis d'un médecin compte ici, avec celui de l'imam. • Le voyageur : il peut ne pas jeûner et rattraper ensuite. Les compagnons voyageaient avec le Prophète ﷺ, certains jeûnant, d'autres non, sans que personne ne le reproche à l'autre (Bukhari 1947, Muslim 1118) [À VÉRIFIER : numéros]. La distance du voyage et la question de savoir s'il vaut mieux jeûner ou non font l'objet d'avis différents [À VÉRIFIER : avis enseigné par le centre]. • La personne âgée qui ne peut plus jeûner : elle verse la fidya pour chaque jour. • La femme en période de règles ou de lochies : elle ne jeûne pas, et rattrape les jours ensuite. 'Aïcha a dit : « Nous recevions l'ordre de rattraper le jeûne, et non de rattraper la prière. » (Muslim 335) • La femme enceinte ou qui allaite : si elle craint pour elle-même ou pour l'enfant, elle peut ne pas jeûner. Ce qu'elle doit ensuite (rattrapage seulement, rattrapage avec fidya, ou fidya seulement, selon la raison et selon l'école) fait l'objet d'avis différents [À VÉRIFIER : avis enseigné par le centre]. On en parle avec l'imam, et avec le médecin pour la santé.
Un principe important : la dispense est une miséricorde d'Allah, pas une faiblesse. Celui qui risque sa santé en jeûnant malgré une dispense n'agit pas selon l'esprit de la religion. En cas de doute, demandez.
Comprendre la leçon
Explication Les dispenses ne sont pas des exceptions accordées à regret : elles font partie de la logique même de la religion. Allah dit : « Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité » (sens d'un extrait de 2:286), et, dans les versets du jeûne : « Allah veut pour vous la facilité » (2:185). L'obligation suit la capacité.
On rapporte aussi que le Prophète ﷺ a dit : « Allah aime que l'on profite de Ses facilités, comme Il déteste que l'on commette une désobéissance. » (Mousnad Aḥmad 5866 [À VÉRIFIER : numéro et degré])
Conséquence pratique : on ne juge pas quelqu'un qui ne jeûne pas. On ne connaît ni sa santé, ni ses traitements, ni, pour une femme, sa situation. Poser des questions indiscrètes ou faire des remarques peut blesser.
Pour les enfants, l'objectif est éducatif : leur faire aimer le jeûne peu à peu, selon leur âge et leur santé, sans en faire une épreuve de force.
Plusieurs points de cette leçon font l'objet d'avis différents selon les écoles (l'intention, le voyage, la femme enceinte ou qui allaite). Le cours les présente sans trancher : pour votre situation, demandez à l'imam l'avis enseigné au centre.
Les leçons à en tirer • Prendre une dispense quand on y a droit est une obéissance, pas une faiblesse. • Ne pas juger ceux qui ne jeûnent pas : on ignore leurs raisons. • Habituer les enfants au jeûne avec douceur et progressivement, en surveillant leur santé. • En cas de maladie, de grossesse ou de traitement, consulter à la fois le médecin et l'imam.
À retenir • Le jeûne est obligatoire pour le musulman pubère, sain d'esprit, capable et résident ; la femme ne jeûne pas pendant les règles ou les lochies. • Malade, voyageur, femme en règles ou en lochies : on rattrape ; personne âgée ou maladie sans espoir de guérison : fidya. • Les avis diffèrent sur l'intention, le voyage et la femme enceinte ou qui allaite : on demande à l'imam.
Le message principal Allah veut pour nous la facilité : la dispense est une miséricorde, et chacun jeûne selon sa capacité.
Carte 1 sur 5
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