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Unité : Le mois et le jeûne
Ce qui rompt le jeûne selon toutes les écoles, ce qui ne le rompt pas, et les questions discutées, notamment médicales.
Ce qui rompt le jeûne, selon toutes les écoles : • Manger ou boire volontairement, en sachant qu'on jeûne. Le jour rompu est à rattraper. • Les relations conjugales pendant la journée. En plus du rattrapage, il y a une expiation (kaffâra) : affranchir un esclave, sinon jeûner deux mois consécutifs, sinon nourrir soixante pauvres (Bukhari 1936, Muslim 1111). • L'arrivée des règles ou des lochies, même juste avant le coucher du soleil. Le jour est à rattraper. • Se faire vomir volontairement. Le vomissement involontaire, lui, ne rompt pas le jeûne (Abou Dawoud 2380, Tirmidhi 720) [À VÉRIFIER : numéros et degré].
Ce qui ne rompt pas le jeûne : • Manger ou boire par oubli. Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui oublie qu'il jeûne et mange ou boit, qu'il complète son jeûne : c'est Allah qui l'a nourri et abreuvé. » (Bukhari 1933, Muslim 1155). Pour l'école malikite, le jour doit cependant être rattrapé [À VÉRIFIER]. • Avaler sa salive, se rincer la bouche ou le nez sans exagérer (le Prophète ﷺ a demandé de ne pas aspirer l'eau trop fort quand on jeûne : Abou Dawoud 2366) [À VÉRIFIER : numéro]. • Se réveiller en état d'impureté majeure (janâba) : on fait le ghousl et on jeûne normalement (Bukhari 1925-1926). • Utiliser le siwâk (bâtonnet pour les dents). Certains savants déconseillent le dentifrice, par crainte d'en avaler.
Une différence entre les écoles : manger ou boire volontairement, sans excuse, oblige-t-il aussi à la kaffâra (deux mois de jeûne, etc.) ? Pour les écoles hanafite et malikite, oui ; pour les écoles chafi'ite et hanbalite, seul le rattrapage est dû (avec le repentir), la kaffâra étant réservée aux relations conjugales. Dans tous les cas, rompre volontairement le jeûne de Ramadan sans excuse est un péché grave qui demande un repentir sincère.
Les questions discutées aujourd'hui. Les savants contemporains et les académies de fiqh ne s'accordent pas toujours sur : • les injections (nourrissantes ou non), les perfusions ; • l'inhalateur pour l'asthme, les gouttes dans le nez, les yeux ou les oreilles ; • les prises de sang, les soins dentaires, les suppositoires ; • la hijâma (ventouses), qui rompt le jeûne selon l'école hanbalite et non selon la majorité. Le cours ne tranche pas ces cas : demandez à l'imam ce que le centre enseigne, et à votre médecin ce que votre santé demande [À VÉRIFIER : position du centre sur les traitements médicaux].
Une erreur sur l'heure. Si quelqu'un mange en croyant que l'aube n'est pas encore arrivée, ou que le soleil est déjà couché, puis apprend qu'il s'est trompé, la majorité des savants demandent de rattraper ce jour ; d'autres ne le demandent pas [À VÉRIFIER]. Le calendrier des horaires du centre aide à éviter ces erreurs.
Comprendre la leçon
Explication Derrière la liste, il y a une logique. Le jeûne consiste à s'abstenir volontairement de nourriture, de boisson et de relations conjugales. Ce qui rompt le jeûne, c'est donc d'abord ce qui fait entrer volontairement de la nourriture ou de la boisson dans le corps, et les relations conjugales. Ce qui arrive sans le vouloir (l'oubli, le vomissement involontaire, la poussière avalée) est traité avec indulgence. Allah enseigne l'invocation : « Notre Seigneur, ne nous tiens pas rigueur de nos oublis ou de nos erreurs » (sens d'un extrait de 2:286).
Pour les questions médicales modernes, les savants partent de ces principes et se demandent, par exemple, si une substance nourrit le corps ou si elle parvient à l'estomac par une voie habituelle. Leurs réponses diffèrent, et c'est pour cela que le cours ne tranche pas. Un conseil : ne pas prendre d'avis religieux sur ces questions dans des vidéos ou des messages sans source, mais demander à l'imam, et au médecin pour la santé.
Il faut aussi éviter le doute excessif. Celui qui avale sa salive, se rince la bouche avec prudence ou se réveille en état d'impureté majeure n'a pas à s'inquiéter : son jeûne est valable.
Les leçons à en tirer • Connaître la logique des règles aide à ne pas s'inquiéter pour rien. • Pour les traitements médicaux, demander à l'imam et au médecin, pas aux réseaux sociaux. • Celui qui a rompu volontairement son jeûne sans excuse se repent sincèrement et rattrape, en demandant à l'imam ce qu'il doit en plus. • Utiliser les horaires du centre pour éviter les erreurs à l'aube et au coucher du soleil.
À retenir • Rompent le jeûne : manger ou boire volontairement, les relations conjugales, les règles ou les lochies, se faire vomir volontairement. • Manger ou boire par oubli ne rompt pas le jeûne pour la majorité (Bukhari 1933, Muslim 1155) ; l'école malikite demande de rattraper. • Les écoles diffèrent sur la kaffâra pour avoir mangé volontairement et sur les traitements médicaux : on demande à l'imam.
Le message principal Le jeûne se rompt par ce que l'on fait volontairement ; Allah pardonne l'oubli, et pour les cas discutés, on interroge l'imam.
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