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Unité : La fin de la mission et l'héritage
Les derniers jours à Médine, Abou Bakr à la tête de la prière, le dernier regard sur la communauté, les dernières paroles, la mort en l'an 11, et la fermeté d'Abou Bakr (3:144).
La maladie De retour à Médine, le Prophète ﷺ tomba malade, à la fin du mois de Ṣafar ou au début de Rabî' al-Awwal de l'an 11 [À VÉRIFIER : date]. Il souffrait de fièvre et de maux de tête. Il demanda à ses épouses la permission d'être soigné dans la chambre de 'Âïcha, et elles acceptèrent [À VÉRIFIER : numéro, rapporté par Bukhari]. Malgré sa maladie, il continua de recommander la prière et le bon traitement des faibles ; parmi ses dernières recommandations : « La prière, la prière, et ceux que vous avez sous votre autorité » (rapporté par Abou Dâwoud et Ibn Mâja) [À VÉRIFIER : numéro].
Abou Bakr à la tête de la prière Quand il ne put plus sortir, il dit : « Ordonnez à Abou Bakr de diriger la prière des gens. » 'Âïcha objecta qu'Abou Bakr était un homme sensible qui pleurait en récitant ; il répéta son ordre (Bukhari 664, Muslim 418). Les compagnons y virent plus tard un signe de la place d'Abou Bakr.
Fâṭima Il fit venir sa fille Fâṭima et lui parla à l'oreille ; elle pleura. Puis il lui parla de nouveau ; elle rit. Après sa mort, elle expliqua : il lui avait annoncé qu'il allait mourir de cette maladie, puis qu'elle serait la première de sa famille à le rejoindre (Bukhari 3623 et 3624, Muslim 2450). Elle mourut quelques mois après lui.
Le dernier regard Le lundi, à l'aube, pendant que les musulmans priaient derrière Abou Bakr, le Prophète ﷺ souleva le rideau de sa chambre, les regarda en rangs et sourit. Ils crurent qu'il allait sortir ; il leur fit signe de terminer leur prière, et laissa retomber le rideau (Bukhari 680, Muslim 419).
Les derniers instants Il était appuyé contre 'Âïcha. Il utilisa un siwâk qu'elle avait adouci pour lui. Il trempait sa main dans un récipient d'eau et s'essuyait le visage en disant : « Il n'y a de dieu qu'Allah ; la mort a ses agonies. » Puis il leva les yeux et dit : « Avec le Compagnon le plus haut » (ar-rafîq al-a'lâ), et son âme fut reprise (Bukhari 4449 et 4463, Muslim 2444) [À VÉRIFIER : numéros]. C'était un lundi de Rabî' al-Awwal de l'an 11 (juin 632) ; le jour du mois (souvent le 12) est discuté [À VÉRIFIER : jour]. Il avait soixante-trois ans (rapporté par Bukhari et Muslim) [À VÉRIFIER : numéros].
La fermeté d'Abou Bakr La nouvelle bouleversa Médine. 'Oumar, sous le choc, refusait d'y croire. Abou Bakr arriva, entra auprès du Prophète ﷺ, découvrit son visage et l'embrassa en disant : « Tu es bon vivant et mort. » Puis il sortit et dit aux gens : « Celui d'entre vous qui adorait Mouḥammad, Mouḥammad est mort ; celui qui adore Allah, Allah est vivant et ne meurt pas », et il récita le verset 3:144 (ci-dessous). Les gens eurent l'impression de l'entendre pour la première fois (rapporté par Bukhari) [À VÉRIFIER : numéro].
Ce qu'il a laissé Il ne laissa ni or ni argent : il avait dit : « Nous, les prophètes, ne laissons pas d'héritage ; ce que nous laissons est une aumône » (Bukhari 6727, Muslim 1759). À sa mort, son armure était même mise en gage chez un juif contre de l'orge pour sa famille (Bukhari 2916, Muslim 1603). Il fut enterré dans la chambre de 'Âïcha, à l'endroit où il était mort, aujourd'hui dans la Mosquée du Prophète ﷺ.
Exercice : le Prophète ﷺ est parti en laissant presque rien de ce monde, mais une religion complète. Demandez-vous : que voudrais-je laisser derrière moi ? Notez une bonne action durable que vous pouvez commencer (une aumône continue, un savoir transmis, un enfant éduqué).
Le texte : sourate Âl 'Imrân (3), verset 144 وَمَا مُحَمَّدٌ إِلَّا رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ ۚ أَفَإِنْ مَاتَ أَوْ قُتِلَ انْقَلَبْتُمْ عَلَىٰ أَعْقَابِكُمْ ۚ وَمَنْ يَنْقَلِبْ عَلَىٰ عَقِبَيْهِ فَلَنْ يَضُرَّ اللَّهَ شَيْئًا ۗ وَسَيَجْزِي اللَّهُ الشَّاكِرِينَ ﴿١٤٤﴾
Le texte : sourate Az-Zoumar (39), verset 30 إِنَّكَ مَيِّتٌ وَإِنَّهُمْ مَيِّتُونَ ﴿٣٠﴾
Sens de 3:144 : « Mouḥammad n'est qu'un messager ; des messagers sont passés avant lui. S'il mourait ou était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Celui qui retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah, et Allah récompensera ceux qui sont reconnaissants. » Ce verset avait été révélé après Ouḥoud, quand on avait cru le Prophète ﷺ tué. Sens de 39:30 : « Tu vas mourir, et ils vont mourir. »
Texte arabe : Tanzil Quran Text (Simple, version 1.0.2), © 2008-2010 Tanzil.net, licence Creative Commons Attribution 3.0, reproduit sans modification (http://tanzil.net). Chaque verset est sur sa ligne, suivi de son numéro ; la basmala, que le fichier Tanzil place au début du premier verset, est écrite sur sa propre ligne.
Comprendre la leçon
Explication La mort du Prophète ﷺ est la plus grande épreuve qu'ait connue la communauté. Elle enseigne d'abord que lui aussi était un être humain mortel (39:30). L'aimer ne signifie pas l'adorer : Abou Bakr l'a rappelé avec force, et le verset 3:144 lie la foi à Allah, le Vivant qui ne meurt pas, et non à une personne. Ses derniers jours sont pleins de sa personnalité : il demande la permission de ses épouses, il pense à la prière et aux faibles jusqu'à la fin, il sourit en voyant sa communauté en rangs derrière Abou Bakr. Son dernier regard sur ce monde a été pour des gens qui priaient : c'était la preuve que sa mission était accomplie. Le choix d'Abou Bakr pour la prière, sa fermeté au moment du choc, montrent comment la communauté a été préparée à continuer sans lui. Et sa pauvreté volontaire, avec son armure en gage, rappelle qu'il aurait pu être le plus riche des hommes et qu'il a choisi l'au-delà.
Les leçons à en tirer • Se souvenir que chacun va mourir, et préparer ce que l'on laissera. • Attacher sa foi à Allah, le Vivant, et aimer le Prophète ﷺ en le suivant. • Garder la prière et le bon traitement des faibles jusqu'au dernier jour. • Rester ferme et lucide dans le choc, comme Abou Bakr. • Préférer laisser une religion vivante plutôt que des biens.
À retenir • Maladie et mort : Rabî' al-Awwal de l'an 11 (632), à 63 ans, un lundi. • Abou Bakr dirige la prière (Bukhari 664, Muslim 418). • Fâṭima (Bukhari 3623-3624, Muslim 2450) ; le dernier regard (Bukhari 680, Muslim 419). • « Avec le Compagnon le plus haut ». • 3:144 et 39:30 ; « les prophètes ne laissent pas d'héritage » (Bukhari 6727, Muslim 1759).
Le message principal Le Prophète ﷺ est mort, mais Allah est vivant et Son message demeure : aimez-le en suivant ce qu'il a laissé, et préparez votre propre retour vers Allah.
Carte 1 sur 6
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