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Unité : Les nombres et la famille
Dire « mon père », « ta mère », et présenter quelqu'un avec هٰذَا et هٰذِهِ.
En arabe, « mon », « ton », « son » ne se placent pas avant le mot : on ajoute une petite terminaison à la fin.
« Mon, ma » : on ajoute ـِي (-î). • أَبِي (abî) : mon père ; أُمِّي (oummî) : ma mère • أَخِي (akhî) : mon frère ; أُخْتِي (oukhtî) : ma sœur • اِسْمِي (ismî) : mon nom (vous le connaissez déjà !) Avec un mot en ـَةٌ, le ta marbouta redevient un ت : عَائِلَةٌ → عَائِلَتِي ('â'ilatî) : ma famille.
« Ton, ta » : on ajoute ـُكَ (-ouka) pour un homme, ـُكِ (-ouki) pour une femme. • أُمُّكَ (oummouka) : ta mère (m.) ; أُمُّكِ (oummouki) : ta mère (f.) • اِسْمُكَ (ismouka) : ton nom (m.) ; c'est le mot de مَا اسْمُكَ؟
« Son, sa » : ـُهُ (-ouhou) pour un homme, ـُهَا (-ouhâ) pour une femme. • أَبُوهُ (aboûhou) : son père (à lui) ; أُمُّهَا (oummouhâ) : sa mère (à elle) Le mot أَب change un peu ici : vous le verrez plus tard, retenez simplement أَبُوهُ.
Présenter quelqu'un : • هٰذَا (hâdhâ) : voici, celui-ci (pour un homme ou un mot masculin) • هٰذِهِ (hâdhihi) : voici, celle-ci (pour une femme ou un mot féminin) Exemples : • هٰذَا أَبِي (hâdhâ abî) : voici mon père. • هٰذِهِ أُمِّي (hâdhihi oummî) : voici ma mère. • هٰذَا أَخِي يُوسُفُ (hâdhâ akhî Yoûsouf) : voici mon frère Youssouf.
Petit exercice : présentez votre famille à voix haute, membre par membre, avec هٰذَا ou هٰذِهِ.
Comprendre la leçon
Explication Les terminaisons ـِي, ـُكَ, ـُكِ, ـُهُ, ـُهَا s'appellent des pronoms attachés. Ils se collent à la fin des noms (« mon père »), mais aussi des verbes et des petits mots. Ce sont parmi les éléments les plus fréquents de l'arabe : les reconnaître aide énormément à comprendre la prière et le Coran.
Quelques exemples que vous connaissez peut-être déjà : • رَبِّي (rabbî) : mon Seigneur. Dans la prosternation, on dit سُبْحَانَ رَبِّيَ الْأَعْلَى, « Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut ». • إِيَّاكَ (iyyâka), dans Al-Fatiha : la terminaison ـكَ veut dire « Toi ». • لَكُمْ دِينُكُمْ وَلِيَ دِينِ : « À vous votre religion, et à moi ma religion » (109:6). On y voit ـكُمْ (votre, à vous) et ـيَ (à moi). Dans le mushaf, le ي de « ma religion » n'est pas écrit à la fin de دِينِ : la kasra suffit à l'indiquer.
Pourquoi le ta marbouta redevient-il ت ? Parce que ة n'est qu'une forme de fin de mot. Dès qu'une terminaison s'ajoute, la lettre n'est plus à la fin : elle reprend sa forme ordinaire (عَائِلَة → عَائِلَتِي).
Les erreurs fréquentes : utiliser ـكَ pour une femme ; prononcer عَائِلَتِي avec un h ; dire هٰذَا devant un mot féminin (« hâdhâ oummî » au lieu de هٰذِهِ أُمِّي).
Les leçons à en tirer • Chercher les pronoms attachés dans les formules de la prière : rabbî, laka (à Toi), iyyâka. • S'entraîner avec un seul mot dans toutes les formes : كِتَابِي، كِتَابُكَ، كِتَابُكِ، كِتَابُهُ، كِتَابُهَا. • Présenter sa famille à voix haute avec هٰذَا et هٰذِهِ. • Relier la langue à la prière : comprendre ce que l'on dit aide à prier avec humilité et présence (23:1-2).
À retenir • ـِي = mon, ma ; ـُكَ / ـُكِ = ton, ta (m. / f.) ; ـُهُ / ـُهَا = son, sa (à lui / à elle). • ة redevient ت devant une terminaison. • هٰذَا (m.) / هٰذِهِ (f.) : voici.
Le message principal Les petites terminaisons de l'arabe sont partout dans la prière : les comprendre, c'est entendre enfin ce que l'on dit quand on prononce « mon Seigneur » et « c'est Toi ».
Carte 1 sur 11
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