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Unité : Comprendre le Hajj et s'y préparer
Le principe du verset 2:197 (ni rapports, ni péchés, ni disputes), les interdits pour tous, pour l'homme et pour la femme, ce qui reste permis, la fidya de Ka'b ibn 'Oujra, la chasse, les rapports intimes, l'oubli et l'ignorance, et la différence entre fidya et dam.
Le principe Allah dit : « Le Hajj se fait en des mois connus. Quiconque s'y engage ne doit ni avoir de rapports intimes (rafath), ni commettre de péchés (fousoûq), ni se disputer (jidâl) pendant le Hajj » (sens de 2:197, texte ci-dessous). Une fois en iḥrâm, des choses permises deviennent interdites, jusqu'à la sortie de l'iḥrâm (leçons 5 et 7). Et les péchés, qui sont toujours interdits, le sont encore plus gravement.
Les interdits pour tous, hommes et femmes 1. Enlever les cheveux ou les poils, par rasage, coupe ou épilation (2:196) ; et, par analogie, couper les ongles, selon l'accord des savants [À VÉRIFIER]. 2. Se parfumer après l'intention : le corps, les vêtements, la nourriture ou la boisson parfumées exprès, le savon ou la crème parfumés. À propos d'un pèlerin mort en iḥrâm, le Prophète ﷺ a dit : « Ne le parfumez pas et ne couvrez pas sa tête, car il sera ressuscité le Jour de la Résurrection en disant la talbiya » (Bukhari 1265, Muslim 1206). 3. Le contrat de mariage : « Le muḥrim ne se marie pas, ne marie pas une autre personne et ne fait pas de demande en mariage » (Muslim 1409). Pour les hanafites, le contrat conclu en iḥrâm reste valide [À VÉRIFIER]. 4. Les rapports intimes, et ce qui y conduit (baisers et caresses avec désir). 5. Chasser un animal terrestre sauvage, ou aider à le chasser (5:95-96) ; la pêche en mer est permise (5:96). Dans la zone sacrée (al-ḥaram) de La Mecque, même sans iḥrâm, il est interdit de chasser, et de couper les arbres et les plantes qui y poussent d'eux-mêmes (Bukhari 1834, Muslim 1353) [À VÉRIFIER : numéros].
Pour l'homme seulement 6. Porter un vêtement cousu ou fait à la forme du corps ou d'un membre : chemise, t-shirt, pantalon, sous-vêtement, chaussettes, gants (Bukhari 1542, Muslim 1177). 7. Se couvrir la tête avec ce qui la touche : calotte, casquette, turban, capuche. Se mettre à l'ombre d'un parasol, d'une tente ou d'un véhicule est permis : on dressa pour le Prophète ﷺ une tente à Namira, et on l'abrita d'un tissu pendant qu'il lapidait (Muslim 1218, Muslim 1298) [À VÉRIFIER : numéro du second].
Pour la femme seulement 8. Le niqâb et les gants (Bukhari 1838). Le reste de ses vêtements, ses chaussettes et ses bijoux sont permis.
Ce qui reste permis • Se laver, se changer, laver ses vêtements d'iḥrâm ou en mettre d'autres. • Porter des lunettes, une montre, une ceinture, une bague ; utiliser un savon et une crème sans parfum ; prendre ses médicaments. • Se gratter doucement, même si un cheveu tombe sans le vouloir [À VÉRIFIER]. • Tuer les animaux nuisibles : « Cinq animaux nuisibles peuvent être tués dans le ḥaram » (Bukhari 1829, Muslim 1198), comme le scorpion, la souris et le chien féroce. Avant de partir, préparez des produits sans parfum : savon, shampooing, déodorant, crème solaire, lingettes [À VÉRIFIER : liste].
La fidya : réparer une faute Allah dit : « Celui d'entre vous qui est malade ou qui souffre de la tête (et se rase) doit une compensation : un jeûne, une aumône ou un sacrifice » (sens de 2:196). Ka'b ibn 'Oujra avait la tête pleine de poux pendant l'iḥrâm ; le Prophète ﷺ lui dit de se raser et de choisir : jeûner trois jours, nourrir six pauvres (un demi-ṣâ' pour chacun) ou sacrifier un mouton (Bukhari 1814, Muslim 1201). Les savants classent les fautes en trois groupes (présentation simplifiée) [À VÉRIFIER : présentation des écoles] : • Les interdits de confort (cheveux, ongles, parfum, vêtement cousu, tête couverte, niqâb, gants) : la fidya au choix, sur le modèle de Ka'b : trois jours de jeûne, ou six pauvres nourris, ou un mouton. Les écoles précisent à partir de quelle quantité elle est due (combien de cheveux, combien de temps un vêtement est porté) ; les hanafites distinguent une compensation complète et une aumône moindre selon la quantité ou la durée [À VÉRIFIER]. • La chasse : une compensation équivalente, jugée par deux personnes intègres (5:95). • Les rapports intimes : avant la première désacralisation du 10 Dhoul-Ḥijja (leçon 7), ils annulent le Hajj, selon l'accord des savants ; le pèlerin termine tout de même ses rites, doit refaire le Hajj, et doit sacrifier un chameau (badana) selon la majorité. Après la première désacralisation, le Hajj reste valide, avec une compensation [À VÉRIFIER : détails selon les écoles, et règle pour la 'Omra].
Oubli, ignorance, contrainte Celui qui commet un interdit par oubli ou par ignorance : • Pour les chafi'ites et les hanbalites, il ne doit rien pour ce qui est du confort (parfum, vêtement, tête couverte), mais il doit la fidya pour ce qui détruit (cheveux, ongles, chasse). • Pour les hanafites et les malikites, la compensation est due dans tous les cas [À VÉRIFIER : présentation des avis]. Dans tous les cas, on cesse dès que l'on s'en rend compte : on enlève le vêtement, on lave le parfum.
Fidya et dam : deux choses différentes • La fidya répare un interdit commis (ce qui précède). • Le dam (un mouton sacrifié dans le ḥaram et distribué à ses pauvres) répare un devoir (wâjib) du Hajj omis, comme dépasser le mîqât sans iḥrâm (leçon 2) ou quitter 'Arafa avant le coucher du soleil (leçon 6) [À VÉRIFIER : liste des devoirs selon les écoles]. Celui qui n'en a pas les moyens jeûne dix jours, selon de nombreux savants [À VÉRIFIER]. Aujourd'hui, ces sacrifices se paient le plus souvent par un bon officiel ou par l'intermédiaire du groupe : à compléter par le centre.
Comprendre la leçon
Explication Les interdits de l'iḥrâm ne sont pas une punition : ils sont un dépouillement. Pendant quelques jours, on renonce au parfum, aux vêtements habituels, à la coquetterie et à la vie de couple, pour se consacrer entièrement à Allah. Le verset 2:197 place la dispute à côté des rapports intimes et des péchés. Cela montre que le Hajj ne se juge pas seulement aux gestes : un pèlerin qui fait tous les rites mais se querelle dans le bus, bouscule et insulte a manqué une partie de son Hajj. La fidya est une miséricorde : une faute se répare, et l'histoire de Ka'b ibn 'Oujra montre qu'Allah tient compte de la maladie et de la gêne. Elle laisse même le choix entre jeûner, nourrir ou sacrifier. Enfin, les écoles distinguent ce qui est fait exprès et ce qui est fait par oubli ou ignorance. Celui qui se trompe ne doit pas paniquer : il cesse, puis il demande.
Les leçons à en tirer • Préparer avant le départ des produits sans parfum. • Pour les hommes : vérifier sandales, ceinture et sac avant de prendre l'iḥrâm. • Surveiller sa langue : pas de dispute dans les files, les bus et les tentes, même quand on a raison. • En cas d'erreur : cesser tout de suite, puis demander à l'accompagnateur ou à l'imam ce qui est dû. • Garder une petite somme pour une éventuelle compensation.
À retenir • 2:197 : ni rafath, ni fousoûq, ni jidâl. • Pour tous : cheveux et ongles, parfum, mariage, rapports intimes, chasse. • Homme : pas de vêtement cousu à la forme du corps, pas de tête couverte ; femme : ni niqâb ni gants (Bukhari 1838). • Fidya de Ka'b : trois jours de jeûne, six pauvres nourris ou un mouton (2:196 ; Bukhari 1814, Muslim 1201). • Rapports intimes avant la première désacralisation : le Hajj est annulé.
Le message principal L'iḥrâm vous retire pour un temps du confort et des querelles de ce monde : respectez ses limites avec soin, et si vous faites une faute, Allah vous a donné un moyen de la réparer.
Le texte : sourate Al-Baqara (2), verset 197 [TEXTE ARABE À INSÉRER : sourate 2:197]
Le texte : sourate Al-Mâ'ida (5), verset 95 [TEXTE ARABE À INSÉRER : sourate 5:95]
Sens : 2:197 : « Le Hajj se fait en des mois connus. Quiconque s'y engage pendant ces mois ne doit ni avoir de rapports intimes, ni commettre de péchés, ni se disputer pendant le Hajj. Et tout le bien que vous faites, Allah le connaît. Et prenez des provisions ; mais la meilleure provision est la piété. Et craignez-Moi, ô vous qui êtes doués d'intelligence. » 5:95 : « Ô vous qui croyez, ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'iḥrâm. Quiconque d'entre vous en tue délibérément devra une compensation équivalente en bétail, jugée par deux personnes intègres d'entre vous, en offrande qui atteindra la Ka'ba, ou une expiation en nourrissant des pauvres, ou l'équivalent en jeûne… » (sens résumé de la fin du verset).
Texte arabe : non saisi exprès, pour éviter toute erreur ; il est à copier depuis le mushaf du centre (ou une source vérifiée) à l'endroit indiqué.
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