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Unité : Les sons longs et doublés
Quand une voyelle est écrite deux fois à la fin d'un mot, elle chante avec un « n » caché : c'est le tanwîn.
Regarde bien la fin de ces mots : la petite voyelle est écrite deux fois ! C'est le tanwîn (التَّنْوِين). Il ajoute un son « n » qu'on entend mais qu'on n'écrit pas.
• Deux fatḥa ـً = « an » • Deux kasra ـٍ = « in » • Deux ḍamma ـٌ = « oun » (les deux ḍamma ressemblent souvent à une petite ḍamma avec une queue)
Avec un même mot : كِتَابٌ kitâboun كِتَابًا kitâban كِتَابٍ kitâbin
Tu remarques ? Avec deux fatḥa, on ajoute souvent un alif à la fin (كِتَابًا), mais on ne l'allonge pas : on dit juste « an ». Après ة ou ء, on ne met pas cet alif.
Des mots que tu dis peut-être déjà : شُكْرًا choukran : merci 🙏 مَرْحَبًا marḥaban : bonjour 😊 أَهْلًا ahlan : bienvenue جِدًّا jiddan : très وَلَدٌ waladoun : un garçon بِنْتٌ bintoun : une fille
Et dans le Coran, la sourate Al-Ikhlâṣ commence par : قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ qoul houwa llâhou aḥadoun : « Dis : Il est Allah, Unique. » (sens du verset 112:1) Le dernier mot, أَحَدٌ, a un tanwîn « oun ».
Quand on s'arrête à la fin d'un mot avec tanwîn : « oun » et « in » disparaissent (on dit « aḥad »), et « an » devient un « â » (on dit « choukrâ »). Ton enseignant te le fera entendre.
Petite activité : écris le mot قَلَم (le stylo) trois fois sur ton cahier. Ajoute ـٌ au premier, ـً au deuxième, ـٍ au troisième, puis lis : qalamoun, qalaman, qalamin !
Comprendre la leçon
Explication Le tanwîn, c'est un « n » caché : on ne l'écrit pas avec la lettre ن, on le montre en doublant la voyelle. C'est une façon très courte d'écrire. Souvent, le tanwîn veut dire « un » ou « une » : كِتَابٌ, c'est « un livre » ; quand on dit « le livre », on met « al » au début et le tanwîn disparaît (tu le verras dans une prochaine leçon). Dans le Coran, le tanwîn est partout. Bien le lire, c'est respecter la Parole d'Allah, qu'Il a fait descendre en langue arabe claire (12:2).
Les leçons à en tirer • Je regarde toujours la fin des mots : une voyelle ou deux ? • Je dis « an, in, oun » sans ajouter de son long. • Je m'entraîne avec des mots de tous les jours, comme « choukran ».
À retenir • ـً = an ; ـٍ = in ; ـٌ = oun. • L'alif après ـً ne s'allonge pas. • Le tanwîn veut souvent dire « un, une ». • « Qoul houwa llâhou aḥadoun » (112:1) finit par un tanwîn.
Le message principal Une voyelle écrite deux fois, c'est un « n » caché : an, in, oun. Je regarde la fin des mots pour bien les lire.
Carte 1 sur 5
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