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Unité : La noun sakina et le tanwin
Devant les six lettres de la gorge, la noun sakina et le tanwin se prononcent clairement, sans ghounna prolongée.
Une noun sakina (نْ) ou un tanwin peuvent être suivis de n'importe quelle lettre. Selon cette lettre, il y a quatre règles : l'izhar, l'idgham, l'iqlab et l'ikhfa. On commence par l'izhar.
Izhar (إِظْهَار) veut dire « rendre clair ». Quand la noun sakina ou le tanwin est suivi d'une des six lettres de la gorge, on prononce le « n » clairement, puis on passe à la lettre suivante sans prolonger le son nasal.
Les six lettres de la gorge : ء ه ع ح غ خ (hamza, ha, 'ayn, ḥa, ghayn, kha).
Exemples dans des sourates connues : • أَنْعَمْتَ (1:7) : noun sakina puis ع. On dit « an-'amta », le « n » net. • مَا أَغْنَىٰ عَنْهُ (111:2) : dans أَغْنَىٰ, noun sakina puis غ ; dans عَنْهُ, noun sakina puis ه. • كُفُوًا أَحَدٌ (112:4) : tanwin puis ء. Le « n » du tanwin s'entend clairement avant أَحَدٌ. • مِنْ خَوْفٍ (106:4) : noun sakina puis خ.
L'izhar fonctionne aussi d'un mot à l'autre : la noun sakina à la fin d'un mot, la lettre de la gorge au début du mot suivant. Le tanwin, lui, est toujours à la fin d'un mot, donc la lettre qui le suit est toujours au début du mot suivant.
Pour s'en souvenir : ces six lettres sortent de la gorge, loin du nez et de la langue ; le « n » n'a pas le temps de se mêler à elles, il reste donc clair.
Exercice : ouvrez la sourate Al-Fatiha et retrouvez l'izhar dans أَنْعَمْتَ. Puis cherchez d'autres noun sakina suivies d'une lettre de la gorge dans les sourates que vous connaissez.
Comprendre la leçon : l'izhar
1. Explication Pourquoi le « n » reste-t-il clair devant les lettres de la gorge ? La noun se prononce avec le bout de la langue, et sa ghounna passe par le nez. Les six lettres de l'izhar sortent de la gorge, très loin de là. Entre deux points si éloignés, la noun ne peut ni se fondre dans la lettre suivante ni se cacher : on la prononce donc telle quelle. Erreurs fréquentes : • Faire une ghounna prolongée, comme dans l'ikhfa : « an~~'amta » au lieu de « an-'amta ». La noun garde seulement sa légère nasalité naturelle. • Couper le souffle entre la noun et la lettre suivante, comme une petite pause : il faut enchaîner sans arrêt. • Appuyer trop fort sur la noun, au point de la doubler (« ann »). • Mal prononcer la lettre de la gorge elle-même, surtout ه et ح, ou ع et ء : l'izhar perd alors son sens.
2. Les leçons à en tirer • Lisez d'abord lentement, en détachant bien, puis à vitesse normale. Oumm Salama a décrit la récitation du Prophète ﷺ comme détaillée, lettre par lettre. (Tirmidhi 2923, Abou Dawoud 1466) [À VÉRIFIER : numéros] • Travaillez les lettres de la gorge seules avant les règles : une bonne règle ne sauve pas une lettre mal prononcée. • Cherchez l'izhar dans les sourates que vous récitez déjà dans la prière.
3. À retenir • Six lettres de la gorge : ء ه ع ح غ خ. • Devant elles, noun sakina et tanwin : « n » clair, sans ghounna prolongée, sans pause.
4. Le message de la leçon L'izhar apprend la clarté : chaque lettre du Coran mérite d'être entendue distinctement.
Source : règles selon la lecture de Hafs d'après 'Asim (voie ash-Shâṭibiyya), telles qu'exposées dans les manuels de tajwid courants ; le sens des versets d'après Al-Mukhtasar fî tafsîr al-Qur'ân.
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