Site de démonstration : le contenu est en cours de relecture et peut changer.
Unité : Les biens soumis à la zakât
La zakât des marchandises (stocks d'un magasin, voitures d'un concessionnaire, biens achetés pour revendre), comment évaluer le stock, ce qui ne compte pas (locaux, équipement), et l'immobilier : maison, logement loué, terrain acheté pour la revente.
Les marchandises (ʿouroûḍ at-tijâra) Tout bien acheté avec l'intention de le revendre pour un profit est une marchandise, soumise à la zakât à 2,5 % de sa valeur, selon la grande majorité des savants. Samoura ibn Joundoub a rapporté que le Prophète ﷺ leur ordonnait de verser l'aumône sur ce qu'ils préparaient pour la vente (Abou Dâwoud 1562) [À VÉRIFIER : numéro et degré]. Les savants s'appuient aussi sur 2:267 (« dépensez des bonnes choses que vous avez acquises ») et sur la pratique de 'Oumar [À VÉRIFIER : référence]. Deux conditions : l'intention de vendre au moment de l'achat (ou ensuite, selon certains), et l'achat (pas un héritage ou un cadeau, selon plusieurs écoles) [À VÉRIFIER].
Ce qui compte et ce qui ne compte pas Pour un commerce, au jour de zakât, on additionne : • le stock destiné à la vente (marchandises, matières premières qui entrent dans le produit vendu) ; • l'argent de l'entreprise (caisse, comptes) ; • les créances clients sûres. On retire : • les dettes de l'entreprise dues à court terme (fournisseurs, loyer du mois, salaires dus), selon l'avis qui déduit les dettes (leçon 4). On ne compte pas : • les biens d'équipement qui servent à travailler : locaux, étagères, réfrigérateurs, machines, véhicules de livraison, ordinateurs, logiciels.
Comment évaluer le stock ? La majorité demande la valeur du marché au jour de zakât, et non le prix d'achat. Les savants contemporains discutent s'il s'agit du prix auquel vous pourriez revendre le stock en gros aujourd'hui, ou du prix de détail ; beaucoup retiennent le prix de gros (ce que le stock vaudrait si on le vendait d'un coup) [À VÉRIFIER : avis du centre]. Un stock invendable ou périmé se compte à sa valeur réelle, parfois nulle.
Exemple : une petite épicerie Au jour de zakât, l'épicerie de Youssef a : • stock évalué au prix de gros : 38 000 $ ; • caisse et compte de l'entreprise : 9 500 $ ; • créances d'un restaurant client, qui paie bien : 2 500 $ ; • factures fournisseurs dues ce mois-ci : 11 000 $ ; • équipement (réfrigérateurs, étagères, camionnette) : non compté. Total : 38 000 + 9 500 + 2 500 − 11 000 = 39 000 $ ; zakât : 39 000 × 2,5 % = 975 $. Si l'épicerie a plusieurs associés, chacun paie sur sa part, ou l'entreprise paie pour tous si les associés l'acceptent. Pour un travailleur autonome qui vend un service (consultant, électricien, chauffeur), il n'y a pas de stock : son argent, ses comptes et ses factures clients sûres entrent dans son calcul ordinaire.
L'immobilier • La maison où vous vivez : pas de zakât, même si elle a pris beaucoup de valeur. • Un logement que vous louez : pas de zakât sur la valeur du bien selon la grande majorité ; les loyers reçus s'ajoutent à votre argent et sont comptés au jour de zakât s'ils sont encore là. Certains savants contemporains proposent une zakât sur le revenu locatif net dès sa réception, par analogie avec les récoltes [À VÉRIFIER : présentation]. • Un terrain ou un condo acheté pour être revendu (spéculation, rénovation pour revente, « flip ») : c'est une marchandise. On paie 2,5 % de sa valeur de marché chaque année. • Un terrain gardé sans intention claire, ou pour y construire sa maison : pas de zakât selon la majorité. • Si l'intention change (vous décidez de vendre un bien que vous louiez), plusieurs écoles considèrent qu'il devient marchandise à partir de ce moment, d'autres demandent un acte de commerce [À VÉRIFIER].
Un point d'éthique Le commerce est béni quand il est honnête : « Le vendeur et l'acheteur ont le choix tant qu'ils ne se sont pas séparés ; s'ils disent vrai et expliquent, leur vente est bénie ; s'ils cachent et mentent, la bénédiction de leur vente est effacée » (Bukhari 2079, Muslim 1532). La zakât d'un commerce est une partie de cette honnêteté : déclarer son stock à Allah comme on le déclarerait à un associé.
Le texte : sourate Al-Baqara (2), verset 267 يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا أَنْفِقُوا مِنْ طَيِّبَاتِ مَا كَسَبْتُمْ وَمِمَّا أَخْرَجْنَا لَكُمْ مِنَ الْأَرْضِ ۖ وَلَا تَيَمَّمُوا الْخَبِيثَ مِنْهُ تُنْفِقُونَ وَلَسْتُمْ بِآخِذِيهِ إِلَّا أَنْ تُغْمِضُوا فِيهِ ۚ وَاعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ غَنِيٌّ حَمِيدٌ ﴿٢٦٧﴾
Sens : « Ô vous qui croyez ! Dépensez des bonnes choses que vous avez acquises et de ce que Nous avons fait sortir pour vous de la terre. Ne cherchez pas le mauvais pour en faire vos dépenses, alors que vous-mêmes ne l'accepteriez qu'en fermant les yeux. Et sachez qu'Allah Se suffit à Lui-même et qu'Il est digne de louange. » « Ce que vous avez acquis » (mâ kasabtoum) est compris par beaucoup comme le gain du commerce, et « ce que Nous avons fait sortir de la terre » comme les récoltes (leçon 7).
Texte arabe : Tanzil Quran Text (Simple, version 1.0.2), © 2008-2010 Tanzil.net, licence Creative Commons Attribution 3.0, reproduit sans modification (http://tanzil.net). Chaque verset est sur sa ligne, suivi de son numéro ; la basmala, que le fichier Tanzil place au début du premier verset, est écrite sur sa propre ligne.
Comprendre la leçon
Explication La zakât distingue deux usages d'un même bien : ce qui sert (un outil, une maison, une camionnette) et ce qui circule pour produire un profit (une marchandise). Le premier n'est pas soumis à la zakât ; le second l'est, à sa valeur du jour. C'est pourquoi l'intention compte : un même condo est un logement, un bien loué ou une marchandise selon ce que vous en faites. Cette règle est juste pour le commerçant : il ne paie pas sur ses outils de travail, qui ne produisent rien par eux-mêmes, mais sur ce qui fait sa richesse disponible. Elle est juste pour les pauvres : un stock important n'échappe pas à la zakât parce qu'il n'est pas encore en argent. Le verset 2:267 ajoute une dimension morale : ne pas donner le pire de ce que l'on a. Évaluer son stock honnêtement, sans le sous-estimer, fait partie de cette exigence.
Les leçons à en tirer • Si vous avez un commerce, faire un inventaire au jour de zakât, comme pour la comptabilité de fin d'année. • Séparer dans vos comptes l'équipement (non compté) et le stock (compté). • Pour l'immobilier, clarifier votre intention pour chaque bien : habiter, louer, revendre. • Compter les loyers reçus encore disponibles au jour de zakât. • Pour un commerce à plusieurs, se mettre d'accord par écrit sur qui paie la zakât.
À retenir • Marchandise = bien acheté pour la revente : 2,5 % de sa valeur au jour de zakât. • On compte : stock, argent de l'entreprise, créances sûres ; on retire les dettes à court terme. • On ne compte pas : locaux, équipement, véhicules de travail. • Maison habitée et bien loué : pas de zakât sur la valeur ; les loyers s'ajoutent à l'argent. • Bien immobilier acheté pour être revendu : marchandise.
Le message principal Ce qui vous sert à vivre et à travailler n'est pas soumis à la zakât ; ce que vous faites circuler pour gagner l'est : évaluez-le honnêtement chaque année.
Carte 1 sur 6
Répondez à toutes les questions pour voir votre résultat.
Connectez-vous en tant que parent pour enregistrer la progression de votre enfant.
Aller à la page famille